À travers ce premier projet, le collectif Dernière Nuit réinvente le moment des saluts par de nouveaux rituels, transformant la relation public-interprètes en un espace d’expérience partagée, de dialogue ouvert et de célébration commune.
DANSE
Direction artistique et chorégraphie Alice Lada Création et interprétation Marion Jousseaume, José Meireles, Théo Le bruman, Alice Lada Création musicale Gentioizo (Benjamin Moyer) Création costumes Cécile Jousseaume Création lumière Jeronimo Roe Crédits photos Lara Gouix
Coproductions Centre chorégraphique national de Tours Accueils en résidence CCNO / Collectif ÈS, CCN de Tours, CNDC D’Angers, C’Chartres Spectacle, La Pratique – AFA de l’Indre
La genèse du projet
En lisant Ob.scène, le récit fictif d’un danseur d’ Enora Rivière, j’ai été frappée par l’importance chorégraphique de l’instant du salut. Ce moment suscite une réflexion profonde sur ce qui se passe lorsque les artistes saluent, que ce soit après une performance réussie ou moins aboutie, face à un public conquis ou non. Que se passe-t-il durant ces instants d’ovation ou d’applaudissements, parfois, polis ? Comment percevons-nous l’artiste ou l’être humain devant nous ? Un salut timide, un salut assumé, chorégraphié ou libre — toutes ces variations m’intriguent. Aussi, mes réseaux sociaux sont très souvent teintés de différents saluts pris en vidéo depuis le public et je me suis questionnée sur le fait que, le salut, bien que non intégré à l’oeuvre principale, en est-il une continuité naturelle ? Où s’arrête le spectacle ? Où s’achève l’oeuvre chorégraphique ? Tant que les interprètes sont encore sur scène, leur présence fait-elle toujours partie de l’oeuvre ? Alice Lada
Collectif Dernière Nuit
Alice Lada et José Meireles se sont rencontrés lors de leur formation à l’école supérieure du Centre National de Danse Contemporaine (CNDC) d’Angers. En 2020, ils ont décidé de créer une structure collective pour soutenir des projets artistiques, qu’ils soient individuels ou collectifs.
Le nom évocateur du collectif, Dernière Nuit, capture l’essence de l’art du spectacle vivant – éphémère, se vivant pleinement à un instant unique. C’est aussi un nom qui laisse libre court à un imaginaire poétique, cinématographique, à celles.eux qui le lisent ou l’entendent.