RÉSIDENCE DU 28 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE 2026
SORTIE DE RÉSIDENCE LE VENDREDI 2 OCTOBRE À 19H
Entrée libre – Réservation conseillée : 06 95 24 61 46 – info.lapratique@gmail.com
(Se) Correspondre est un voyage poétique à travers les correspondances et journaux d’artistes femmes, de la fin du XIXe siècle à nos jours. Elles nous ouvrent leur « cuisine intérieure », où l’expérience de l’adversité se transforme en puissance créative. Journaux et échanges épistolaires, telle une toile, tissent un réseau d’amour, de soutien et de soin contre la solitude.
En suivant ce chemin, nous rencontrons l’écriture de Juliette Rousseau et son œuvre La Vie têtue publiée en 2022. S’adressant à sa sœur décédée, elle ouvre les béances de son héritage familial dans une forme poétique. Elle questionne le silence, met à jour les manquements de la transmission, tente de tracer un nouveau sillon dans les terres arides de la Bretagne intérieure.
THÉÂTRE
Ecriture, mise en scène et jeu Louisa Chas, Victoria Chéné, Gwenaëlle Martin, Lili Thomas
Coproduction Conseil départemental du Cher
Accueils en résidence Jeune Théâtre National, La Pratique – AFA de l’Indre
Accueil en résidence en lieux non-dédiés La Virevolte à Genouilly
Avec le soutien de association Renouzayvous, l’atelier de la Poissonnerie à Châteauroux, médiathèque d’Ardentes
NOTE D’INTENTION – LE PROCESSUS
Ce spectacle est le résultat d’une plongée en soi effectuée de concert par trois interprètes, pour proposer au public un chemin vers ces figures fondamentales d’artistes femmes. Nous avons écrit un texte mêlant souvenirs, sensations et expériences pour entrer en relation avec les mots et les oeuvres de nos cinq consoeurs.
Ainsi, nous tentons à nous huit de forger un nouveau bateau qui pourrait plaire à d’autres et leur donner force, courage et lumière. Les cinq artistes que nous avons choisies ont toutes eu à se battre contre la maladie, le rejet, la misogynie, le racisme – elles n’ont pour autant jamais arrêté de créer, faisant sans relâche résonner leurs voix. Nous voulons transmettre, à travers nos corps, nos voix et nos récits personnels, cette nécessité de la joie.
Ainsi, passant par nous, chaque relation entre les artistes se tisse au plateau d’une manière différente et inédite.
Pat Parker et Audre Lorde se sont rencontrées dans les années 60 dans les milieux féministes d’une Amérique profondément raciste, homophobe et mysogyne : Sister Love, publié l’année dernière, retrace leur correspondance de 1974 à 1989.
Marie Bashkirtseff et Charlotte Salomon, quant à elles, ne se sont jamais croisées : nous les faisons dialoguer pour la première fois, à travers leurs écrits et leur idéal absolu de la peinture.
Enfin, ce sont les mots de Patti Smith, tenant sa promesse auprès d’un Robert Mapplethorpe mourant à la fin des années 80, qui nous révèlent leur histoire. Elle nous invite à percevoir le lien qui les unissait et “ le mystère sacré de ce que cela signifie d’être artiste.” L’ouvrage dépositaire de cette mémoire, Just kids, est publié en 2010.
