Marianne Baillot – Cie Else

du 13 au 21 septembre 2016

« Paper Less, Paper Dress »

Paper Less, Paper Dress ou La légende du Golem est une pièce de danse qui pose la question de la vérité. Ce projet de solo s’inscrit dans la continuité de la pièce de groupe New Age et correspond à une certaine frustration.

Dans ce solo, je vise une réconciliation entre la « matière libre » et la forme avec la fusion des différents corps dans une écriture qui se veut à la fois plus précise et détaillée et plus libre, et qui célèbre avant tout la joie. Joie impensable, illogique, paradoxale (car elle contient le tragique) mais pas illusoire. Une danse qui n’a pas pour vocation de représenter quoi que ce soit à part cette force majeure.

Golem

Le Golem ( en hébreu גולם†« embryon », « informe » ou « inachevé ») est, dans la mystique puis la mythologie juive, un être artificiel, généralement humanoïde, fait d’argile, incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre façonné afin d’assister ou de défendre son créateur. Il naît de la terre glaise après que quatre sages, figurant les quatre éléments, ont pourvu sa matière informe de leurs attributs ; sur son front ou dans un papier qu’il cache dans sa bouche figure le mot emet (« vérité ») qui devient, lorsque sa première lettreest effacée, met (« mort»), faisant retourner l’homme à la poussière.

Une femme Golem recouverte d’argile rouge est sur scène. D’abord horizontale cette forme d’argile va acquérir une certaine verticalité, une certaine connaissance, une certaine autonomie. Elle s’humanise en trouvant un premier vêtement de papier, un autre… Au début narratives ou illustratives, ses actions échappent petit à petit à leurs motivations premières et basculent vers le néant, vers cet ailleurs de la danse. Elle veut exprimer la distance entre le langage et l’expérience, déjouer la vocation «naturelle » du signe qui est de représenter. Réussira-t-elle plutôt à dé-représenter, à effacer petit à petit tout “au-delà” symbolique au mouvement?

 

Concept et Performance : Marianne Baillot
Lumière et Scénographie : Séverine Rième
Costumes : Elisabeth de Sauverzac
Production : Matthieu Roger / La Belle Orange et Cie Else-Marianne Baillot

Co-productions : Scène Nationale d’Orléans, Théâtre de Vanves
Co-réalisations : Maus Habitos (Porto), La Pratique (Vatan), Théâtre Rivoli (Porto)

Merci à Rui Mascarenhas, Jérôme Marin, Charlotte
Plasse, Emilie Parendeau, Daniel Pires.